aubertinp
Maître Jouteur
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Armakan
Grand Maître Jouteur
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Le
Léon tira le frein à main et sortit du
Léon se précipita vers le bord de la falaise pour voir la boule de feu s'incruster dans la vallée avant de reprendre sa course folle telle une étoile filante et disparaître à l'horizon en remontant vers les cieux. Il retourna en courant vers son
Enfin, il arriva, essoufflé, suant, reprenant son souffle, il balaya du regard le plateau silencieux, observa le ciel devenu totalement blanc comme si une fine couche de neige se tenait en suspension au-dessus de sa tête. Déçu, Léon se dirigea vers un bloc de rochers qu'il escalada afin de dominer le paysage. Il
Carole entendit une voix au loin, mais la lumière captivait toute son attention.
Sans pour autant en donner l’ordre, ces muscles se mirent en mouvement et elle s’avança. Au début, ses gestes étaient lents, mais progressivement, elle se mit à accélérer.
Tout lui semblait à présent clair, il falait courir le plus vite possible auprès de cette lumière qui la comprenait.
Il l’observa courir en direction de la tornade lumineuse, mais au bout d’une centaine de mètres, elle ralentit puis n’avança plus comme si un champ magnétique la repoussait. La tornade changea brutalement de direction et fonçait droit vers elle. Il sauta du rocher et courut à perdre haleine vers la grotte.
Pour la première fois de sa vie, Carole ne pensait à rien l’espace d’un moment qui lui sembla durer une éternité. Pourtant, quelque chose en elle luttait.
Comme si au fond d’elle, elle savait. Elle savait que cet orage était malveillant.
Elle cligna des yeux, il fallait qu’elle fasse quelque chose sinon c’était la fin.
Elle pivota et chercha des yeux un lieu sûr.
Léon hors d’haleine s’écroula au pied du Defender. Il reprit son souffle pour retrouver de l’énergie, ouvrit le coffre, attrapa un compresseur avec un mini perforateur et se dépêcha d’aller au bord de la piste. Il l’enclencha et creusa un trou d’une trentaine de centimètres de profondeur.
Le vent redoublait de force, Léon sentait la tornade lumineuse approcher. Il courut extraire un long tube qu’il déplia pour en faire un mât. Il sortit de la grotte tel un lancier du Bengale et le planta dans le trou. À l’extrémité, un minuscule radar lui permettait de capter toutes les données. Une terrible rafale l’obligea à se tenir au mat. Un choc manqua de lui faire tout lâcher et il sentit une masse en haut. Il leva les yeux et découvrit avec stupeur une jeune fille accrochée au sommet comme un drapeau. Une chaleur commençait à aspirer l’oxygène et avec l’énergie du désespoir, Léon mit tout le poids de son corps pour tenter d’éviter l’envol du mât qui s’affala d’un coup. Il hurla « À la grotte !! À la grotte !! ». Et il rampa dans sa direction, incapable de se relever face à la force du vent qui le terrassait.
La jeune fille suivit le mouvement. Une clarté couleur de l’éclair envahissait leur environnement et comme deux lézards écrasés par la température, dans un dernier effort ils réussirent à atteindre la grotte pour se retrouver face à face, haletants et en sueurs. « Ferme tes yeux ou tu seras aveugle ! » lui hurla Léon. La tornade lumineuse frôla leur refuge.
Léon se releva sans prêter attention à la jeune femme. Il sortit de la grotte et ne put retenir un cri. Le paysage était fossilisé jusqu’à l’horizon. Pas un brin d’herbe n’avait survécu. Il sentit une main douce prendre la sienne.
- Qu’est-ce qu’il s’est passé ?
Carole, les yeux embués de larmes découvrait la catastrophe.
- Pourquoi es-tu nue ?
- Nous faut-il recommencer le monde?
Léon soupira.
- Par quel péché recommencer ?
Par quel péché recommencer ? Répéta-t-elle bêtement.
Carole n'avait pas envie de continuer, pas envie de faire semblant.
Elle se laissa glisser par terre, ses mains sur le sol. C'est là qu'elle le sentit dur, ferme et lourd.
Carole se saisit d'un énorme caillou et, dans un élan de folie, l'éclata sur la tête de l'inconnu.
Quitte à tout recommencer, elle préférait être seule.
Léon vit un éclair et s'écroula au sol. Il sentait la vie lui échapper et en même temps une profonde tristesse. Ainsi la violence sera la matrice originelle du nouveau monde naissant ? Il plaignait Carole. Elle n'avait pas vu la lumière, cette onde purificatrice. Léon s'accrocha au peu de souffle qu'il lui restait. Il fallait tenir, ne pas laisser Carole seule, lui expliquer ce qu'il venait de se passer et qu'il avait été le seul à prédire. Ses doigts se crispèrent sur le sol comme s'il cherchait une nourriture salvatrice !
Ce fut d’abord la bouche qui s’affaissa. Puis son œil.
Son bras droit de répondit plus.
De la bave se mit a sortir de sa bouche.
L’AVC fut brutal. Le corps de Carole lâcha sous son propre poids.
Tout devient noir.
Léon sentit une présence.Il fit un effort surhumain pour se redresser, en vain. Des pas résonnaient autour de lui. Une sorte de couverture recouvrit son visage, son crâne. Une chaleur envahit son corps et d'un coup toute douleur s'évanouit. Une énergie remontait en lui comme une charge de cavalerie. Il se leva d'un bon et la première chose qu'il vit est cette